CEHTA
2 rue Vivienne, 75002 Paris
Tél. : +33 (0)1 47 03 84 40

Direction : Giovanni Careri

Secrétariat : Nicole Gouiric

nicole.gouiric@ehess.fr 
 

Le CEHTA

Le CEHTA, Centre d'Histoire et de Théorie des Arts est associé au Centre de recherche sur les arts et le langage - CRAL, dans l'unité mixte de recherche UMR 8566. Les activités du CEHTA visent essentiellement à définir les conditions d’une articulation aussi rigoureuse que possible entre la recherche historique et la réflexion théorique dans le champ des études sur l’art. S’appliquant à l’art, la notion même d’ « histoire » en appelle en effet à des développements qui ne prennent eux-mêmes tout leur sens que pour autant qu’ils s’inscrivent dans une perspective temporelle et comparative. Autant qu’histoire, l’art est, en son fond, théorie : une pensée trouve à s’y exercer, qui ne se laisse pas réduire aux mesures de la pensée verbalisée. Mais le domaine dont il relève ne se laisse pas davantage isoler de ceux qui lui sont connexes (mythe, religion, science, littérature, théâtre, etc.), avec lesquelles il entretient des relations complexes et qui varient selon les époques de l’art et les systèmes de représentation. C’est dans cette optique que les séminaires de Jacques Aumont, Sylviane Agacinski, Jean-Claude Bonne, Giovanni Careri, André Gunthert, Georges Didi-Huberman, François Lissarrague, Eric Michaud, s’inscrivent sous la rubrique des « Recherches interdisciplinaires ».

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Enseignements

Image et ressemblance. Anthropologie de l’art chrétien

Giovanni Careri et Emanuele Coccia

Soulèvements

Georges Didi-Huberman

Les usages ordinaires des images

André Gunthert

Théories des images

Giovanni Careri

Séminaire Commun du CEHTA 2016-2017

séminaire collectif

EHESS

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Penser les soulèvements

Journée(s) d'étude - Samedi 03 décembre 2016 - 10:30À partir des années 2000, des mouvements de contestation, d’indignation et de révolte n’ont cessé de se produire à l’échelle globale : de l’Europe aux pays arabes, de l’espace post-soviétique aux pays d’Amérique latine. Bien qu’ils ne constituent pas une nouveauté – il suffit de penser aux mouvements contestataires de la fin des années 1960 –, et tout en reconnaissant la spécificité historico-politique de chaque événement, ces mouvements ont cependant des éléments communs qui les différencient des contestations passées. Ces invariants obligent le chercheur à se confronter avec des phénomènes sociopolitiques inédits qui lui montrent la nécessité de repenser certains de ses outils conceptuels.En particulier, les nouvelles formes de visibilité, de circulation, d’occupation de l’espace public et d’action qui caractérisent ces soulèvements, obligent à considérer à la fois leur dimension sensible et politique – ce « partage du sensible » qui fonde toute communauté. Ce qui appelle à reformulation puise alors dans les catégories de l’esthétique dans son acception originelle d’étude du sensible. C’est d’abord l’expérience de l’espace qui est remise en question par ces mouvements. L’espace social devient un « hybride » entre cyberespace et espace fortement localisé (« Place Tahrir », « Puerta del Sol », « Place de la République », etc.) ; l’espace géopolitique, quant à lui, oscille entre une circulation globale et une inscription et des revendications fortement nationales.L’expérience du temps s’accélère également, entre flux de communication numérique et flash mob. L’acteur ou le sujet de ces mouvements est aussi insolite : tout en aspirant au collectif, il reste fortement individualisé, il trouve une possibilité d’expression, de circulation et de singularisation dans les réseaux numériques. Par le biais de ces derniers, la dimension émotionnelle et « pathique » de ces événements reçoit un écho inédit.Parallèlement à l’exposition de Georges Didi-Huberman au Jeu de Paume, cette journée aura pour objet le thème des « soulèvements » dans sa double acception politique et esthétique. Des sociologues, philosophes, économistes, politologues, psychanalystes, historiens sont invités à intervenir sur la capacité des images à susciter des émotions collectives, en se penchant sur des questions actuelles comme la représentativité des gestes politiques, la circulation d’images dans le monde « globalisé » ainsi que leur pouvoir de créer des nouveaux espaces de mobilisation et des nouveaux sujets en révolte. La séance sera présentée par les directeurs de la journée et par Michel Wieviorka. La journée s’articulera en suivant trois sessions thématiques : « Gestes », « Circulations » et « Subjectivités ». 

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Caravage : hors-champ

Exposition - Vendredi 25 novembre 2016 - 10:00Une exposition conçue par Giovanni Careri (CEHTA-CRAL /EHESS) et Pierre Antoine Fabre (CéSor/EHESS), avec la coopération de Frédéric Cousinié (professeur à l’Université de Rouen) et Maria Eugenia Cisterna (architecte) au Musée des Beaux-Arts de Rouen du 24 novembre 2016 au 31 mai 2017, dans le cadre de la Vème saison du Temps des Collections.G. Careri et P. A. Fabre ont réuni autour de la célèbre Flagellation du Christ du Caravage (1606) une série de tableaux et de dessins des collections du Musée de Rouen, enrichie de l’Ecce Homo de Philippe de Champaigne, venu des Granges de Port-Royal. Cet ensemble d’œuvres dialogue avec le sens formel et spirituel du tableau du Caravage, en en faisant apparaître par écho ou par contraste les singularités, et la spécificité de la Flagellation de Rouen par rapport à l’autre grande Flagellation du même à Naples, contemporaine de celle-ci. La présentation de cette exposition est accompagnée le 24 novembre, jour de son inauguration à 18 heures, d’un colloque organisé toute la journée par Frédéric Cousinié (professeur à l’Université de Rouen) dans l’auditorium du Musée (voir programme ci-joint). Elle est également liée à la publication d’un livre en forme de dialogue de G. Careri et de P.A. Fabre, Caravage : hors-champ, aux Editions 1 :1, qui paraîtra à la veille de l’exposition et pourra en préparer ou en prolonger la visite. Le livre mobilise, au-delà des tableaux et dessins présentés, d’autres œuvres chrétiennes, mythologiques ou profanes qui interrogent toutes, par des voies multiples, l’image, ses dehors ou ses replis intérieurs.G. Careri et P. A. Fabre commenteront ces différents « dialogues » lors d’une séance du séminaire du CRAL, le 15 mai 2017 à 17 heures, à l’invitation de Claudine Cohen et d’André Gunthert.   

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Temps, histoire, montage

Journée(s) d'étude - Lundi 28 novembre 2016 - 14:00Rencontre/projection avec le cinéaste Pietro Marcello et le philosophe Pietro Montani à l’occasion de la parution du volume « Le Temps suspendu » aux Presses Universitaires de Lyon par l’unité de recherche ACTH.Pour célébrer la parution du volume Le Temps suspendu aux Presses Universitaires de Lyon, l’unité de recherche ACTH (Art contemporain et temps de l’histoire) souhaite organiser un après-midi de travail en public « à notre manière » ouvrant sur les développements de la recherche à venir. Elle souhaite partager l’expérience d’un objet commun (les deux films de Pietro Marcello) pour travailler avec l’auteur et le philosophe Pietro Montani, à la fabrique de liens entre ces films et une constellation d’objets auxquels travaille l’unité de recherche depuis 2009. Acth a conduit  ses travaux  à partir de films, de tableaux, de sculptures et d’autres formes artistiques ayant affaire à une élaboration du temps par l’image qui est en mesure de se confronter, avec se propres formes et ses propres arguments, aux travaux des historiens et des philosophes.Les deux films de Pietro Marcello ont une structure temporelle complexe, stratifiée, tissée de moments documentaires soumis à un intense travail d’élaboration intermédiale. Ce travail de l’image et de l’imagination est au cœur des dernières recherches de Pietro Montani qui a, par ailleurs apporté sa contribution aux travaux de l’unité de recherche ACTH depuis ses origines.

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