Centre d'Histoire et de Théorie de l'Art
Insitut National d'Histoire de l'Art
2 rue Vivienne, 75002 Paris

Direction : Giovanni CARERI
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Publications récentes

CARAVAGGIO

CARAVAGGIO

La fabbrica dello spettatore

Giovanni CARERI
Milan,  Jaca Book, 2017,  380 p.
Prix : 150.00
Michelangelo Merisi, detto il Caravaggio (1571-1610), è una figura fondamentale nella storia dell’arte, un precursore della modernità. Al pittore lombardo, il cui realismo spinse Poussin ad affermare che era nato per «distruggere la pittura», si deve una svolta stilistica decisiva, persino rivoluzionaria, tra i secoli XVI e XVII. Apprezzato per la fedeltà al reale e per l’inedita intensità della luce, l’artista ha operato una profonda riflessione sui dispositivi interni al quadro e sulle sue strategie di interpellazione dello spettatore. Questo libro esplora da vicino la rivoluzione caravaggesca, attraverso i molteplici «specchi» con i quali questo straordinario pittore continua a metterci a confronto. Se lo specchio è l’oggetto di riflessione utilizzato materialmente nei primi autoritratti, nel corso della sua carriera Caravaggio lavora soprattutto sulle diverse forme di riflessività. L’immagine di sé diviene così un luogo di sperimentazione che fa dell’altro uno specchio rivelatore: il travestimento mitologico (da Bacco a Narciso, passando per Medusa), l’alterità culturale o il contrasto dei generi sono tutte espressioni di questa ricerca. La stessa immagine del Cristo diviene specchio, chiamando così il devoto a «conformarsi», per usare le parole di san Paolo. Nella struttura dell’opera di Caravaggio, il principio di riflessività, come le pieghe, le aperture e i raddoppiamenti che gli sono connessi, funge anche da modello ideale. Le composizioni con più figure sono luoghi nei quali la pittura riflette su se stessa, sulla sua narratività interna e sui tempi che la traversano. Il «realismo cristiano» di Caravaggio viene allora considerato sotto una nuova luce, a partire dall’assemblaggio dei gesti del popolo con le attitudini più nobili desunte dall’iconografia antica. La fedeltà al reale non è più una semplice questione di imitazione, ma di memoria visiva e di montaggio dei tempi.

ISBN : 978-88-16-60546-6
Fiche éditeur : http://www.jacabook.it/ricerca/main-aut.htm
ENVOLS D'AMOUR LE BERNIN

ENVOLS D'AMOUR LE BERNIN

Montage des arts et dévotion baroque

Giovanni CARERI
Éditions Mimésis, Images Mediums ,  2017 [1990],  262 p.
Prix : 26,00 €
L’ouvrage propose une étude de l’oeuvre de Gian Lorenzo Bernini (Naples, 1659 – Rome, 1680), à la lumière de la théorie du « montage pathétique » élaboré par Serguei Eizensteijn. L’artiste nous a livré un ensemble artistique complexe, nommé « bel composto », issu de registres expressifs, conceptuels et narratifs hétérogènes, embrassant architecture, peinture et sculpture. Importante contribution à l’étude de l’art baroque, cet ouvrage inscrit l’analyse de l’oeuvre du Bernin dans une réflexion plus ample qui résonne avec les problématiques actuelles de l’art contemporain et du cinéma.

ISBN : 978-88-69-761041
Fiche éditeur : http://www.editionsmimesis.fr/catalogue/envols-damour/
APERÇUES

APERÇUES

Georges DIDI-HUBERMAN
Paris,  Les éditions de Minuit, 2018,  352 p.
Prix : 27,00 €
CARAVAGE

CARAVAGE

La peinture en ses miroirs

Giovanni CARERI
Paris,  Citadelles & Mazenod, 2015,  384 p.
Prix : 189.00€
 Audacieux dans sa composition comme dans les analyses détaillées des oeuvres, ce livre étudie la position assignée au spectateur par la peinture de Caravage et l'effort d'interprétation que l'artiste exige de lui. Utilisant le miroir comme figure emblématique de la réflexivité, Giovanni Careri reconstruit les expériences qui ont conduit le peintre à se représenter dans ses propres tableaux pour s'offrir à l'oeil du spectateur, à la condition qu'il s'approche en "amant". Le dispositif séculaire et ses variations constituent ainsi le fil rouge d'une monographie qui aborde l'oeuvre de Caravage sous un angle inédit. Outre la précision mimétique, le miroir permet le dialogue avec sa propre conscience.  L'incrédulité de saint-Thomas, en point de départ permet de poser d'emblée des questions déterminantes : comment Caravage parvient-il à attirer puis conserver l'attention du spectateur ? L'auteur s'intéresse ensuite à la genèse de ces questionnements à travers les premières peintures connues du peintre, pour la plupart des autoportraits peints au miroir, où le peintre invite le spectateur à se saisir du corps peint par le regard mais aussi par le toucher. Se dessine alors une configuration complexe et novatrice des différentes positions que peut occuper le spectateur. Ce même groupe de tableaux s'empare également du sujet avant qu'il ait eu le temps de concevoir une pensée ou d'articuler un discours. La problématique du miroir est ensuite déplacée sur le terrain de la peinture de genre et de la peinture religieuse où la spécularité continue de fonctionner, notamment dans les tableaux peints avant ou immédiatement après l'entrée, en 1597, de Caravage chez son mentor le Cardinal del Monte. Puis, l'auteur s'attache à l'étude de la chapelle Contarelli de Saint-Louis-des-Français sous l'angle de la construction narrative disjointe que Caravage développe pour proposer au spectateur un long travail de remontage. Loin de manifester le moindre doute ou une certaine indifférence à la foi, la peinture de Caravage s'engage dans l'invention d'un "réalisme chrétien", mélange de figures populaires et d'images appartenant à la tradition figurative antique et de la Renaissance. Enfin, les tableaux du peintre dits "violents" révèlent une manière nouvelle inaugurée dans la figuration d'un acte brutal, souvent objet de réflexion de la part de celui qui est en train de l'accomplir : cette construction, paradoxale du point de vue de la vraisemblance, fait résonnance avec la question majeure de l'intériorité propre au sujet moderne. Si la peinture de Caravage se nourrit forcément de certaines expériences personnelles, elle s'élabore avant tout dans un dialogue intense avec la production picturale de son temps, avec un sens de la provocation artistique qui se plaît à tutoyer les limites. Alors que les ouvrages sur Caravage dépassent en nombre ceux sur Michel-Ange ou Raphaël, et que depuis trente ans le public se presse aux expositions qui lui sont consacrées, ce livre porte un regard neuf sur l'artiste. En posant la question du spectateur, il déplace considérablement l'interprétation de l'ensemble de l'oeuvre. 

ISBN : 978 2 85088 641 6
LES INVASIONS BARBARES

LES INVASIONS BARBARES

Une généalogie de l'histoire de l'art

Éric MICHAUD
Gallimard, NRF essais ,  2015,  320 pages, 14 ill., 140 x 205 mm p.
Prix : 23,00€
 L’histoire de l’art a commencé avec les invasions barbares.  Vers 1800, ces invasions sont devenues soudainement l’événement décisif par lequel l’Occident se serait engagé dans la modernité : le sang neuf des races du Nord, tout en conservant l’ancien, aurait apporté un art nouveau, nécessairement antiromain et anticlassique, et dont l’héritage était encore manifeste en Europe.  Ce récit fantastique, inséparable de la formation des États-nations et de la montée des nationalismes en Europe, se fondait sur le double postulat de l’homogénéité et de la continuité des peuples «étrangers» : il fit bientôt tomber les styles artistiques sous la dépendance du sang et de la race. L’histoire de l’art associa ses objets à des groupes raciaux en s’appuyant sur quelques singularités visibles : tantôt leurs qualités «tactiles» ou «optiques» les dénonçaient comme «latins» ou «germains», tantôt la prédominance des éléments linéaires trahissait une origine méridionale, quand le «pictural» indiquait clairement une provenance germanique ou nordique. Les musées, pour finir, regroupèrent les productions des beaux-arts selon leur provenance géographique et l’appartenance «ethnique» de leurs créateurs.  Il serait parfaitement vain de chercher à démontrer que l’histoire de l’art fut une discipline raciste : elle ne l’aura été ni plus ni moins que les autres sciences sociales qui, toutes, furent touchées ou orientées par la pensée raciale visant à classer et hiérarchiser les hommes en fonction de traits somatiques et psychologiques qui leur étaient attribués. Mais, montre Éric Michaud, les liens qu’elle a tissés entre les hommes et leurs objets artistiques ne sont pas encore tranchés : l’opinion la plus commune sur l’art est qu’il incarne au mieux le génie des peuples.  Aujourd’hui encore, sur le marché mondialisé, la provenance ethnico-raciale exhibée des œuvres – «Black», «African American», «Latino» ou «Native American» – donne à ces objets d’échange une plus-value estimable. Ainsi s’expose en permanence une concurrence des «races» qui n’est jamais que la même qui présida aux commencements de l’histoire de l’art.
L'IMAGE PARTAGÉE

L'IMAGE PARTAGÉE

La photographie numérique - De l’image partagée au selfie, l’histoire du basculement vers l’image 2.0.

André GUNTHERT
Paris,  Éditions textuel, L'écriture photographique ,  2015,  176 p.
Prix : 25,00€
Révolution technique autant que phénomène social, le basculement vers l’image numérique appartient au petit nombre des mutations qui ont transformé en profondeur nos pratiques et modifié notre perception du monde.Véritable carnet de route de l’expérience numérique, l’ouvrage d’André Gunthert, l’un des meilleurs observateurs de la culture visuelle, propose une première histoire de ces nouveaux usages. Il restitue le détail des débats enregistrés au fur et à mesure de leur éclosion : le journalisme citoyen, la culture du partage, la concurrence des amateurs, la reconfiguration de l’information, l’image conversationnelle, la consécration du selfie…Une analyse indispensable pour mieux comprendre la place de l’image fluide – dématérialisée, connectée, partagée – dans l’univers contemporain, avec ses nouvelles fonctions d’expression, de communication ou de socialisation.

ISBN : 978 2 84 597 530 9
LA VIE DES PLANTES

LA VIE DES PLANTES

Une métaphysique du mélange

Emanuele COCCIA
Paris,  Payot, Bibliothèque Rivages ,  2016,  192 p.
Prix : 18,00€
 Elles sont parmi les habitants les plus nombreux de notre planète et pourtant la philosophie les a négligées, voire haïes : les plantes ont depuis toujours été la cible d’un snobisme métaphysique. Malgré le développement de l’écologie, la démultiplication des débats sur la nature ou sur les questions animales, les plantes – leur forme de vie, leur nature – restent une énigme pour la philosophie. En mêlant exemples tirés de la philosophie, des sciences naturelles et de l’art, ce livre s’efforce de pénétrer le mystère de ces êtres singuliers.
À FORCE DE SIGNES

À FORCE DE SIGNES

Travailler avec LOUIS MARIN

Sous la direction de Pierre-Antoine FABRE, Alain CANTILLON et Bertrand ROUGÉ (ed.)
Paris,  Éditions de l'EHESS, En temps & lieux ,  2018,  506 p.
Prix : 35,00 €
Comment l’œuvre de Louis Marin a-t-elle travaillé, dans sa grandeur discrète, depuis la disparition du philosophe, historien et sémiologue, en 1992 ? Comment sa méthode d’approche des objets, textes et images, sur lesquels il a fait porter son attention patiente depuis ses Études sémiologiques (1971) jusqu’au Pouvoir des images, dernier livre publié de son vivant, a-t-elle profondément imprimé sa trace dans un grand nombre de recherches conduites par des historiens de la littérature, de l’art, de la philosophie, et plus généralement des sociétés moderne ? Les études réunies ici s’échelonnent sur les vingt-cinq ans qui nous séparent de sa mort et veulent rendre compte de l’unité d’une œuvre mais aussi de l’extrême variété de ses effets. Louis Marin n’a pas fait système, mais il a aidé de nouvelles générations à concevoir et à comprendre les systèmes de représentation au sein desquels ont été produits les gestes d’écriture et de peinture qu’il a su interroger.  
LA RUSE DU TABLEAU

LA RUSE DU TABLEAU

La peinture ou ce qu'il en reste

Hubert DAMISCH
Paris,  Seuil, La librairie du XXIe siècle ,  2016,  256 p.
Prix : 20,00€
 La forme « tableau » correspondrait à un moment déterminé dans l’histoire de la peinture et de l’art en général. Un moment chronologique : l’apparition du tableau dit de chevalet est assez précisément datée, ainsi que le serait l’annonce de sa fin. Un moment historique : le tableau semble être venu à son heure, laquelle a coïncidé avec le développement du commerce au long cours, l’accumulation du capital et la domination de la marchandise sous son espèce indépendante et fétichisée. […] Telle est la ruse du tableau qu’aujourd’hui encore, toute proposition picturale de quelque conséquence puisse être comme traversée par lui. Le tableau n’en a pas fini de fonctionner tout ensemble comme modèle et comme norme idéale, alors même que la notion en aurait été, non pas tant récusée, que radicalement déplacée.[…] Le tableau, chose du passé ? Mais quel tableau, ou le tableau en quel sens du mot ? Le tableau en tant qu’objet ? Le tableau en tant qu’activité, et qui en appellerait à ce titre à une conception élargie du travail de peinture ? Le tableau en tant que fonction, comme l’a voulu Lacan, et qui pourrait s’exercer hors contexte, sinon hors-cadre ? Le tableau en tant que forme, sur laquelle la pensée puisse tabler, au moins par métaphore, dans sa propre activité, ses propres opérations, son propre travail, et jusqu’à en venir à jouer elle-même sur plusieurs tableaux ?La question qui est celle du tableau en appelle ainsi à quelques détours, sinon à quelques déplacements auxquels est exposé tout un chacun qui s’intéresse à l’art. H.D.
LE TEMPS SUSPENDU

LE TEMPS SUSPENDU

sous la direction de Giovanni CARERI Bernhardt RÜDIGER
Lyon,  PUL, 2016,  336 p.
Prix : 26,00€
Issu d'un travail de recherche réunissant depuis 2004 artistes et historiens de l’art au sein de l'unité de recherche ACTH (Art contemporain et temps de l’histoire) et d’une exposition organisée à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, ce livre déploie une réflexion artistique et théorique autour d’un réseau d’œuvres d’art et de films. Il renouvelle la pensée de l'histoire de l'art, en faisant sienne une affirmation singulière : les images pensent et leurs liens font émerger une réflexion sur le temps historique et ses traumatismes. L'ouvrage présente un ensemble de contributions tissées à partir de montages d'images appelés « tables », formant cartographie. Dépourvues de lien direct entre elles, les œuvres entrent pourtant en résonance selon des parcours défiant les attendus – ainsi La Vague de Courbet côtoie La Région centrale de Michael Snow. En écho à ces dispositifs visuels de montage, l'ouvrage rassemble des contributions inédites d'historiens et de critiques d'art, aussi bien que de plusieurs artistes. Cet objet-livre constitue une proposition pour le regard et le savoir, un véritable espace d'exposition et de circulation engendré par la pensée des œuvres elles-mêmes.   Avec des contributions de : Giovanni Careri, Bernhard Rüdiger, Luca Acquarelli, Yann Annicchiarico, Simon Bergala, Bénédicte Duvernay, Angela Mengoni, Jennifer Lauro-Mariani, Thomas Léon, Morad Montazami, Philippe-Louis Rousseau, Eric L. Santner, Annabella Tournon, Ralph Ubl.  

ISBN : 978-2-7297-0911-2
Fiche éditeur : http://presses.univ-lyon2.fr/produit.php?id_produit=1012
SOULÈVEMENTS

SOULÈVEMENTS

Catalogue de l'exposition - Ouvrage collectif

sous la direction de Georges DIDI-HUBERMAN
Georges DIDI-HUBERMAN [dir.]
Paris,  Jeu de Paume/ Gallimard, Livre d'Art ,  2016,  420 p.
Prix : 49,00€
 «Une confiance d’enfant, une confiance qui va au-devant, espérante, qui vous soulève, confiance qui, entrant dans le brassage tumultueux de l’univers […], devient un soulèvement plus grand, un soulèvement prodigieusement grand, un soulèvement extraordinaire, un soulèvement jamais connu, un soulèvement par-dessus soi, par-dessus tout, un soulèvement miraculeux qui est en même temps un acquiescement, un acquiescement sans borne, apaisant et excitant, un débordement et une libération, une contemplation, une soif de plus de libération, et pourtant à avoir peur que la poitrine ne cède dans cette bienheureuse joie excessive…»  Henri Michaux, L'Infini turbulent (1957).
UN ART DE L'ÉTERNITÉ

UN ART DE L'ÉTERNITÉ

L'IMAGE ET LE TEMPS DU NATIONAL-SOCIALISME

Éric MICHAUD
Paris,  Gallimard, Folio-histoire ,  2017 [1996],  432 p.
Prix : 7,49€
L'art ne fut pas sous le IIIe Reich un instrument de propagande au service d'un programme politique. Parce que le nazisme fondait sa conception du monde sur le mythe de la race supérieure, seule créatrice de culture, l'art fut au contraire la raison d'être et la fin d'un régime qui se présentait comme «la dictature du génie».Le réveil du peuple allemand à l'art de son passé prit la forme d'un réveil religieux, l'art devint l'objet d'un culte national et tout travail fut assimilé à l'activité artistique. Guidé par un Führer artiste, le peuple «aryen» modelait sa propre figure, en dessinait les contours, éliminant son fond «parasite» pour atteindre l'éternité promise.
HUBERT DAMISCH

HUBERT DAMISCH

L'art au travail

sous la direction de Giovanni CARERI et Georges DIDI-HUBERMAN
ÉDITIONS MIMÉSIS, Images, médiums, n.4. ,  2016,  264 p.
Prix : 26€
L’ouvrage propose une réflexion sur l’actualité de la pensée de Hubert Damisch, connu pour avoir envisagé, dès les années 70, une rencontre féconde entre l’histoire de l’art, l’anthropologie et la psychanalyse, qui a fait éclater le cadre disciplinaire étroit et historiciste des études artistiques, attribuant aux œuvres une forme de «pensée». Les auteurs nous offrent notamment un éclairage sur les articulations de ses travaux avec l’iconologie, la philosophie, l’anthropologie, la sémiotique et la psychanalyse, en montrant les approches singulières que cette démarche a contribué à construire dans les domaines de l’histoire de l’art, mais aussi dans ceux de l’architecture et du cinéma.
PASSER, QUOI QU'IL EN COÛTE

PASSER, QUOI QU'IL EN COÛTE

Niki GIANNARI, Georges DIDI-HUBERMAN
Paris,  Les éditions de Minuit, 2017,  104 pages, 11 illustrations in-texte p.
Prix : 11.50 €
« Apatrides, sans-foyer. Ils sont là. Et ils nous accueillent Généreusement dans leur regard fugitif, nous, les oublieux, les aveugles. Ils passent et ils nous pensent. » (Niki Giannari) « Passer. Passer quoi qu’il en coûte. Plutôt crever que ne pas passer. Passer pour ne pas mourir dans ce territoire maudit et dans sa guerre civile. Avoir fui, avoir tout perdu. Passer pour tenter de vivre ici où la guerre est moins cruelle. Passer pour vivre comme sujets du droit, comme simples citoyens. Peu importe le pays, pourvu que ce soit un État de droit. Passer, donc, pour cesser d’être hors de la loi commune. Dans tous les cas : passer pour vivre. Mais là où vous avez fui les murs clos des caves bombardées, vous avez trouvé une frontière close et des barbelés au camp d’Idomeni. » (Georges Didi-Huberman)Passer, quoi qu’il en coûte se compose d’une part d’un poème, en version bilingue, de Niki Giannari intitulé Des spectres hantent l’Europe (pages 11 à 21) et d’un texte de Georges Didi-Huberman intitulé Eux qui traversent les murs (pages 25 à 88). Les 11 illustrations de ce livre sont tirées  d’un documentaire, Des spectres hantent l’Europe, tourné dans un camp à Idomeni en Grèce dont Niki Giannari est coauteur avec Maria Kourkouta.
EHESS

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MASTER CLASS DE WANG BING

Rencontre - Mercredi 31 octobre 2018 - 18:30Cette séance s'inscrit dans le cadre de la rétrospective consacrée au cinéaste WANG BING organisée en octobre à l'EHESS par la Direction de l’image et de l’audiovisuel avec le soutien du Centre de recherche sur les arts et le langage (CRAL), du Centre (...)(...)

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Caravage : hors-champ

Exposition - Vendredi 25 novembre 2016 - 10:00Une exposition conçue par Giovanni Careri (CEHTA-CRAL /EHESS) et Pierre Antoine Fabre (CéSor/EHESS), avec la coopération de Frédéric Cousinié (professeur à l’Université de Rouen) et Maria Eugenia Cisterna (architecte) au Musée des Beaux-Arts de Rouen (...)(...)

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