Séminaires 2020-2021 |

Séminaires du centre 2020-2021

Emanuele COCCIA

UE 550 - Le paysage aujourd'hui. Théorie de la nature contemporaine

INHA 2 rue Vivienne 75002 Paris
1er semestre / hebdomadaire, mercredi 11:00-13:00
du 4 novembre 2020 au 10 février 2021

À travers l'analyse croisée des projets des plus grand.es paysagestes contemporaines (Roberto Burle Marx, Gilles Clément, Bas Smets et beaucoup d'autres) et des théories écologistes et écoféministes plus récentes (de Lynn Margulis à Donna Haraway) on voudrait esquisser une théorie du paysage qui puisse accorder à tous les êtres une capacité de façonnner le monde.


L'hypothèse c'est qu'au cœur de la nature – réalité constamment exposée à l’artifice de toutes les espèces –, la succession de formes dans les corps des êtres naturels ainsi que dans les paysages terrestres suit la logique de ce qui est qualifié de « mode » dans la culture humaine. L'histoire naturelle est donc une étude des modes de la nature, de ses saisons qui se calculent sur une temporalité plus longue que la nôtre. Le paysage, tout paysage n’est rien d’autre qu’une sorte de musée de la nature contemporaine.


Au cours des cinquante dernières années, l’essence du musée a profondément changé. D’une institution consacrée à la conservation et à l’entretien du patrimoine artistique, architectural et artisanal d’un contexte politique ou géographique donné – qui avait pour mission commune de conserver, préserver, protéger, mais aussi de montrer et rendre visible ce qui est produit par les êtres humains au sein d’une nation –, nous sommes passés à un nouveau type de musée dont la mission n’est plus la préservation du passé, mais la production active et consciente de l’avenir. Ces types de musées et de fondations – du MoMA au Centre Georges-Pompidou, de la Hamburger Bahnhof au Walker Art Center, de la Fondation Cartier à la Biennale de Venise – ont pour mission de deviner l’avenir et, grâce à ce travail de divination, de créer le temps. Leurs expositions, pour lesquelles des œuvres sont souvent commandées à de très jeunes artistes, ne nous rappellent pas l’histoire, mais nous aident à nous orienter dans la culture contemporaine.

 

UE19 - Le design comme esthétique sociale. Le laboratoire italien 1950-1980. 2

INHA  2 rue Vivienne 75002 Paris
annuel / mensuel (2e), mardi 14:00-17:00
du 10 novembre 2020 au 8 juin 2021

Les environnements, les architectures, les instruments façonnés par les humains façonnent à leur tour leurs attitudes en constituant l’« apriori sensible » de l’expérience sociale. Le design médiatise ces relations de réciprocité en donnant aux choses une certaine forme plutôt qu’une autre. Qu’il soit un individu, un collectif ou une machine, le designer conçoit son objet selon une certaine vision de l’être humain, de ses besoins, de ses potentialités et de son rapport idéal à l’environnement : il peut avoir pour critère l’ergonomie, la fonctionnalité, l’économie des gestes, dans l’espoir d’affranchir les personnes de la fatigue et de l’angoisse de l’autoconservation ; il peut aussi aller à l’encontre de toute adaptation et rechercher des formes étranges qui provoquent la distanciation du milieu. (Ces options ne correspondent pourtant pas à une division entre conservation et contestation, les combinaisons entre les extrêmes étant multiples et complexes). Quel que soit le chemin suivi par ces différents courants et par leurs diverses interprétations, il est évident que le design est chargé de significations éthiques, sociales et politiques, dans la mesure où il est une pratique esthétique et qu’une pratique esthétique, en donnant une forme aux choses, donne des formes à la vie.

Le séminaire de cette année sera organisé en articulant les questions théoriques à un parcours historique centré sur les grands moments du design italien. Il sera bouclé par une ou deux conférences de Jeffrey Schnapp, professeur à l’Université d’Harvard et directeur du laboratoire metaLAB.

EHESS

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2 rue Vivienne, 75002 Paris

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